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L’Elevage

Le 10 avril 2016, par Techrecif -
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La première précaution à prendre est de transférer les alevins, sans retard, dans une nursery. Au vu leur taille et de leur manque de puissance, ils risquent tôt ou tard d’être piégés par les pompes, filtres, algues etc. présents dans l’aquarium (Vérifier et si tel est le cas, les récupérer). A défaut, masquer toutes les grilles et ouvertures (entrées et sorties), desdits appareils avec des filets ou grillages (nylon, plastique) muni de minuscules trous, n’altérant ainsi pas une bonne circulation de l’eau. Il vaut de toute façon mieux les isoler dans un espace réduit calme, ce qui rend plus facile les déplacements, la prise de nourriture et évite qu’un accident ne survienne, tel qu’un étouffement par l’absorption de minuscules algues, filaments ou autre, écrasement involontaire par un adulte ou encore prise dans un courant trop violent etc.

Il y a donc lieu de se procurer ou de fabriquer une nursery selon les besoins. Les alevins ne nécessitent que peu de place durant 2 mois (une dizaine pourra être maintenue dans une nursery standard jusqu’à cet âge). Choisissez un modèle avec des petits trous sur les côtés et non des fentes, afin d’éviter qu’ils ne se prennent la queue ou le corps dedans et pour limiter les fuites de nourriture. Pensez à insérer une branche de caulerpe à titre de support, léger, souple et naturel ; car ils doivent pouvoir se reposer et dormir. Ne pas mettre de gravier sur le fond, ce qui complique la recherche de nourriture pour les petits apprentis.

Faites régulièrement un va et vient avec cet habitat de fortune afin de mieux renouveler l’eau et aider à l’évacuation des substances présentes. Un nettoyage ponctuel de ce dernier est également nécessaire, en fonction des déchets présents, de l’état d’encrassement ou de la capacité d’absorption de l’aquarium. Les règles d’entretien du bac restent les mêmes. Le siphon est à exclure, les petits pouvant être aspirés. Le transfert dans une 2ème nursery est la solution idéale. Il est également possible, sans déplacer les animaux, de prélever les excréments, restes de nourriture etc., avec une petite passoire de cuisine (nylon) tout en étant attentif à ne pas blesser ou capturer les alevins. Ce procédé demande du temps, de la patience et des gestes lents.

Cet ustensile bien pratique et rigide peut en outre servir aux divers transferts et est nettement moins stressant et plus sûr pour les hippocampes de tous âges et de toutes grandeurs, surtout lorsque la taille concernée avoisine 10 mm. En effet que se soient les adultes, ou les alevins, ils n’aiment pas s’emmêler et être coincés dans le filet des épuisettes. Dégager des alevins sans dégâts est pratiquement impossible. A défaut de passoire, mieux vaut encore, à la rigueur, les prendre délicatement à la main après s’être lavé et/ou désinfecté, comme d’ailleurs avant toute manipulation dans ou concernant les bacs. Ceci demande une grande prudence et n’est pas à faire à la légère. Il faut toujours s’abstenir si d’autres solutions existent, car non seulement le mucus protecteur peut être endommagé, mais une seule fausse manipulation peut occasionner des dommages irréversibles. Du matériel adéquat et propre est la solution présentant le moins de danger.

L’élevage, plus que tout autre domaine, fait souvent appel à votre imagination, à votre sens du bricolage et à votre savoir- faire.

Pour les espèces tropicales, une deuxième mesure à observer est de maintenir une température constante de 26 degrés au minimum et une eau parfaitement irréprochable. Les plus petits sont frileux et très vulnérables. Les hausses progressives jusqu’à 29 degrés sont supportées. Tout changement de paramètres de l’eau, peu significatif et intervenant à une échelle pouvant encore être sans effets sur un adulte, peut à très court terme mener vos nouveaux pensionnaires à la mort. Le lendemain déjà, ils peuvent être tous enroulés sur le fond. Une précision sans relâche est donc nécessaire.

Pour les espèces vivant en eaux subtropicales, en principe une température de 23 degrés est à maintenir, maximum supporté 25 degrés.

Pour les espèces vivant en eaux tempérées, une température de 20 degrés est à maintenir, maximum supporté 22 degrés.

Les bébés doivent être maintenus jusqu’à 2 mois dans la nursery ou plus longtemps si nécessaire, soit jusqu’au moment où l’on est sûr que la nourriture pour adultes est correctement absorbée et que les pompes, filtres ne sont plus un danger (sujet abordé plus loin). Pour autant que la place le permette, il est préférable de les garder en espace restreint jusqu’à 3 mois, âge d’une certaine maturité. En effet, autant un adulte peut se permettre d’être dépaysé quelques jours, autant il faut l’éviter pour un jeune, qui risque d’être perdu, de ne plus ou avoir une grande difficulté à se nourrir par trop grande dispersion des proies , par manque d’habitude ou encore en raison de la présence de gravier sur le sol compliquant la recherche de l’alimentation. Il faut garder en mémoire, que la réserve alimentaire des jeunes hippocampes est encore limitée. Quelques pertes surviennent parfois durant les diverses étapes, sans pour autant que cela soit inquiétant. Comme le veut la loi de la nature, seuls les plus forts et dégourdis survivent. Toutefois, un 95 % de réussite est possible, si tout est fait dans les règles de l’art.

Dès l’introduction définitive dans l’aquarium, protéger encore, par précaution, les ouvertures (pompes, filtres) comme décrit ailleurs, et ce jusqu’à l’âge de 4 – 5 mois, en fonction de la taille atteinte. Tous les alevins ne grandissent pas forcément au même rythme. Certains peuvent rester longtemps plus petits, sans pour autant souffrir de nanisme. Plusieurs de mes hippocampes mesuraient 1,5 cm, alors que leurs frères et sœurs avaient déjà une taille de 3 cm. Ils sont tout de même devenus de magnifiques adultes qui se reproduisent parfaitement.

Alimentation des bébés

A la naissance, les alevins ne disposent pas de réserve alimentaire, mais sont parfaitement capables de manger, d’où nécessité de les prendre en charge immédiatement. Malheureusement, il n’existe que peu de choses pour des animaux de cette taille. Les alevins se nourrissent principalement de micro-plancton. Un produit est disponible dans le commerce, mais pollue grandement nos aquariums. Une autre solution consiste à tenir des infusoires.

L’alimentation la plus simple pour l’amateur et, par ailleurs appréciée, est de faire éclore des nauplies d’artémias, technique qui pose parfois problèmes de par la qualité des oeufs vendus (cystes). Il est impératif de se procurer ou de fabriquer des éclosoirs (taux de salinité 1017 - température ambiante) permettant une parfaite séparation des oeufs et des nauplies. Il faut également veiller à ne jamais introduire de coquille d’oeufs dans l’aquarium. Les alevins pourraient les absorber et en mourir très rapidement. Il faut également prévoir de fournir dès l’âge de deux semaines, en complément, en alternance ou en remplacement, des nauplies de cyclops congelées (ou autres copépodes), ce qui a le double avantage de les accoutumer progressivement à une nourriture inerte et facilitera ultérieurement la transition à une autre alimentation. Vous pouvez essayer aussi le micro-plancton comme les rotifères. A cet âge, la bouche est petite, mais l’appétit est grand. Il faut donc prendre soin de distribuer des rations copieuses au minimum 4 fois par jour, à intervalles réguliers de 3 – 4 heures.

Suffisamment rassasiés de jour, les alevins passent la nuit sans autres besoins, mais doivent à nouveau être alimentés à la première heure. L’ajout régulier de solutions vitaminées et oligo-éléments à l’eau du bac est également un facteur de réussite.

En cas de non-disponibilité des nauplies à la naissance ou si vos alevins hésitent les premiers jours, il est possible durant au maximum 3 jours, d’utiliser des aliments secs. Un mélange de deux produits, dont l’un est constitué de produits laitiers, de poissons, de mollusques, de céréales, de levure et d’algues et l’autre d’une culture desséchée de micro-organismes voisins des infusoires, semble parfaitement convenir et doit être donné après avoir été délicatement réduit en poudre.

Dès l’âge de 1,5-2 mois, insérer progressivement des artémias congelées pour adultes. Trier et ne prendre que les plus petits spécimens ou les réduire de telle sorte que cela ressemble encore à un animal. En effet, si tel n’est pas le cas, soit des morts par étouffement ou un refus de se nourrir surviennent. Pour les mêmes raisons éviter les artémias vivantes trop rapides et de tailles variables. Les mysis congelées mêmes réduites, provoquent très facilement les mêmes désagréments, à cause de la structure de leur queue et de leur tête. Se limiter donc aux artémias, tout en continuant le mode d’alimentation précédent, jusqu’à ce que tous les hôtes mangent. Dans le cas où les artémias seraient refusées, continuer les cyclops et les nauplies d’artémias jusqu’à acceptation des artémias pour adules. Si un ou plusieurs individus sont toujours réticents, tenter à ce moment seulement quelques mysis, en ne se procurant que des plaques avec de très petits spécimens et en les écrasant préalablement avec les doigts, afin de les aplanir. Dans un tel cas, soyez très vigilants, gare aux étouffements !

La nourriture pour alevins du 1er âge peut dès lors être progressivement arrêtée. A 6-7 mois, les mysis et les artémias de toutes tailles (vivantes ou non), peuvent en principe être donnés.

Malgré tous les efforts, vos petits pensionnaires peuvent tout de même s’étouffer. Les signes avant-coureurs sont une nage saccadée, tournis, excitation, ventilation et coups de bec intermittents, plongeon brusque sur le fond. La première chose à faire est de les observer après chaque distribution. Au premier symptôme ou tant qu’ils respirent, les prendre délicatement par le corps entre les deux doigts (tête vers le bas), et les secouer de haut en bas, jusqu’à expulsion du corps étranger. Dès visibilité, enlever le morceau au bout du museau si nécessaire.

A tout âge, certains refusent de s’alimenter et meurent sans que l’on ne puisse rien y faire. Cela fait partie des quelques désagréments de l’élevage.

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